En Souvenir de l'Indien

Texte inédit et Chorégraphie : Aude Lachaise

Distribution et équipe artistique

Avec Aude Lachaise, Nicolas Martel, Gilles Nicolas et Guillaume Léglise

Musique : Guillaume Léglise

Lumière : Sylvie Garot

Scénographie : Sallahdyn Khatir

Régie générale : Laurent Le Gall

Régie Lumière : Sylvie Garot / Georgia Ben Brahim en alternance

Administratrice de production : Emmanuelle Py / K&Associés

Création les 30, 31 juillet et 1er août 2015 - Festival Theater Aan Zee - Oostende - Belgique

Production : La.Pe.A / Aude Lachaise

Co-productions (en cours) Theater Aan Zee, Oostende ; A-CDC (Association des CDC) : Art Danse - CDC Dijon Bourgogne, CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson - CDC en préfiguration, La Briqueterie - CDC du Val-de-Marne, Le Cuvier-CDC d’Aquitaine, L’échangeur - CDC Picardie, Le Gymnase I CDC Roubaix - Nord Pas de Calais, Le Pacifique I CDC - Grenoble, Pôle Sud - CDC Strasbourg en préfiguration, CDC Toulouse / Midi -Pyrénées, CDC Uzès Danse ; Le Vivat, Scène Conventionnée Danse et Théâtre d’Armentières ; Les Tréteaux de France, Centre Dramatique National, Pantin.

Avec le soutien de Mains d’Oeuvres, St-Ouen ; Micadanses, Paris ; Le Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec ; Centre National de la Danse, Pantin ; T2G, Théâtre de Gennevilliers.
Ce projet a bénéficié du soutien de l’association Beaumarchais / SACD.

Avec le soutien de la DRAC Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication et de l’Adami.
Et l’aide d’Arcadi Île-de-France / Dispositif d’accompagnements.

Résumé

 Contact Emmanuelle Py / Administratrice de production : 01 42 64 21 9 / 06 20 73 95 / emmanuelle.py@k-associes.com

 

 

« Je vais vous raconter une histoire, une histoire vraiment triste.
C’est l’histoire de quelqu’un qui a un gros problème avec sa profession, à savoir il a développé une phobie pour son travail. Et bien sûr, c’est très gênant, parce que c’est son travail, celui qui
le nourrit, celui qu’il a choisi et je dirais même surtout celui qu’il aime.
Seulement voilà, progressivement, insidieusement, s’installe en lui un sentiment de panique au moment où il doit passer à l’action. Sa respiration se suspend, il est en apnée, il ne comprend plus
ce qu’on lui dit ni ce qu’il doit faire, il ne sait pas par où commencer, il fait de la tachycardie, il se met à bégayer, il tremble... Bref, il perd le contrôle de lui même.
C’est un mal finalement assez fréquent qui a peut-être un nom mais je l’ignore.
Nous avons tous rencontré des gens comme ça ou entendu une anecdote sur le sujet: La jeune guitariste talentueuse qui perd ses moyens au moment de monter sur scène -qui perd ses moyens
et surtout ne les retrouve pas contrairement au trac bien connu des comédiens et autres danseurs-, le sportif éblouissant qui échoue aux qualifications alors que le titre lui était, pour ainsi dire, acquis, l’étudiant brillant qui sèche devant sa copie le jour de l’examen, etc.
Un classique du drame personnel avec l’amour que l’on n’a pas su retenir, l’enfant que l’on n’a pas fait, les mots que l’on n’a pas dits, les addictions que l’on n’a pas traitées et toutes les opportunités
que l’on n’a pas saisies pour ne citer que quelques exemples...
Cette personne existe dans tous les corps de métier, mais ça ne pourrait pas être n’importe lequel d’entre nous. Ça ne peut être que quelqu’un qui a des échéances, des échéances plus ou
moins publiques.
Par exemple, cela pourrait être n’importe qui dans le spectacle vivant.
Un danseur... Un chorégraphe par exemple, qui s’est engagé à faire un spectacle... »
 
Aude Lachaise

Note d'intention

Il s’agit d’une pièce pluridisciplinaire pour 3 danseurs/acteurs et un musicien.
 
 
Je continue à creuser la figure du chorégraphe et du travail dont Naufrage était une esquisse.
Le chorégraphe est un travailleur comme les autres.
Cette relation au travail qui est prépondérante dans nos vies et parfois conflictuelle, cristallise nombreuses de nos questions intimes, comme la relation au monde, au groupe et
à l’autre. En ce sens je veux faire une pièce politique, en exposant la relation au groupe et au pouvoir.
 
Initialement quand j’ai commencé à réfléchir à ce projet c’est surtout sur la figure du leader positif, un leader capable de rendre les collaborateurs meilleurs et heureux, au service
d’un projet qui m’a questionnée. Je voulais résoudre cette équation en me demandant ce qu’il fallait apporter, comme cadre, comme manière de communiquer, etc..
Mais quand j’ai commencé à travailler c’est surtout la morbidité, l’égo, les tensions, les comportement ambigües que l’on peut avoir vis à vis de nous même et du travail qui se
sont révélés et qu’il m’a intéressé de développer.
J’ai eu envie de me confronter au drame en gardant le ton qui m’est propre : un humour à la fois ironique et distancié.