Médias

L'Ecole des femmes

De Molière - Mise en scène Christian Schiaretti / Création 2013

Distribution et équipe artistique

Avec Robin Renucci (Arnolphe) ; Jeanne Cohendy (Agnès) ; Maxime Mansion* (Horace) ; Jérôme Quintard* (Alain) ; Laurence Besson* (Georgette) ; Patrick Palmero (Chrysalde) ; Thomas Fitterer (Enrique, un notaire) ; Philippe Dusigne (Oronte)

*La troupe du TNP

Scénographie et accessoires : Fanny Gamet

Création costumes : Thibaut Welchlin

Lumières : Julia Grand

Création maquillage-coiffure : Marie-Roxane Bruneton

Assistant à la mise en scène : Maxime Mansion

Assistante à la dramaturgie : Joséphine Chaffin

Une création Tréteaux de France et Théâtre National Populaire, Centres Dramatiques Nationaux.

Coproduction Tréteaux de France et Théâtre National Populaire, Centres Dramatiques Nationaux et Conseil Général de l'Eure.

Note d'intention

Tréteaux de France et Théâtre National Populaire associés : une complicité naturelle au service du public
Après le Ruy Blas de Victor Hugo, créé pour la réouverture du TNP à Villeurbanne puis repris en tournée dans une version adaptée aux Tréteaux de France, nos deux Centres dramatiques nationaux se sont retrouvés avec bonheur et ont inversé le processus. Pour L’École des femmes, nous avons d’abord créer la version Tréteaux qui a pris la route et circulée durant toute la saison 2013-2014, pour aboutir, dans une seconde étape, à une re-création pour le grand plateau de Villeurbanne en Octobre 2014.
La complicité entre les Tréteaux de France et le TNP est toute naturelle. Au-delà de la diffusion, nous voulons proposer des rencontres nouvelles inspirées par nos préoccupations communes d’éducation populaire. Cette ouverture n’est rendue possible que par la permanence des acteurs, acteurs interprètes et citoyens. Nous portons, pour moi le mot « national », pour Robin le mot « de France », dans nos sigles, c’est une responsabilité, d’une certaine façon celle de rassembler une communauté autour de la langue de poètes.
J’ai déjà parcouru avec la troupe une partie de l’oeuvre de Molière, ses débuts. C’est de l’intérieur que nous avons vécu comment il passe de la farce française avec La Jalousie du barbouillé à la farce italienne avec Le Médecin volant, comment il tente une écriture à la Corneille dans Le Dépit amoureux, comment il trouve l’équilibre de son vers dans L’Étourdi, comment il s’essaie à la comédie cinglante avec Les Précieuses ridicules, comment il commence à établir le schéma de la comédie moliéresque telle qu’on la connaît avec L’École des marisL’École des femmes vient juste ensuite. Elle ouvre la période des grandes comédies de Cour, s’élevant à une dimension supérieure.
Car toute l’humanité s’y retrouve. C’est une pièce qui touche une problématique éternelle : l’inquiétude des hommes face aux femmes, le désir de maîtriser le mystère féminin, l’abus de pouvoir des hommes. Il y a des pièces qui créent un assentiment, il ne faut pas se limiter à celles-là, mais il ne faut pas les renier non plus. Par ailleurs Robin Renucci désirait jouer Arnolphe et je pense que la demande d’un acteur est importante, qu’elle est à prendre en compte.
Christian Schiaretti - Septembre 2012