Création et jeu Julie Badoc & Maud Bouchat
Collaboration artistique Lisa Garcia
Créateur sonore Raphaël Barani
Régie générale et création lumières Jean-Philippe Boinot
Création masques et costumes Adélaïde Baylac
Scénographie Fanny Papot
Dramaturge Flora Donars
“Il y a bien longtemps les Dieux et les Déesses de la Grèce antique régnaient sur un monde vide”.
Alors pour s’occuper ils vont CRÉER quelque chose de nouveau : les Hommes.
En repartant de cet acte créateur, les deux comédiennes de MUT(H)OS convoquent avec tendresse et dérision une pléiade de figures mythologiques et leurs quêtes tout aussi démesurées.
Comme une ôde à l’imagination, à la création qui peut jaillir même de l’ennui le plus abyssal, MUT(H)OS nous invite à creuser au fond de soi pour transformer l’ennui en une foisonnante épopée où l’imaginaire, le rire, les passions et faiblesses humaines se disputent le premier rôle.
Au départ de MUT(H)OS, deux mortelles face à nous mais aussi face au vide, face au rien, comme les Dieux de l’Olympe en leur temps. Ce rien les pousse à agir pour se sentir vivantes. Leurs visages se déforment, mutent, chaos momentané duquel naîtra une multitude de personnages : dieux déesses, héros ou héroïnes. Il leur faut revenir à l’origine du jeu pour raconter des histoires.
Et si on reprenait tout à zéro. Au commencement était le verbe et les premières histoires transmises.
Parce qu’ils sont le berceau de l’humanité, les mythes questionnent l’essentiel de notre existence, ainsi que son absurdité. Ils sont le résultat des premières tentatives des Hommes pour tenter de trouver le sens de la vie.
“Il y a bien longtemps les Dieux et les Déesses de la Grèce antique régnaient sur un monde vide”. Alors pour s’occuper ils vont CRÉER quelque chose de nouveau : les Hommes.
En repartant de cet acte créateur, les deux comédiennes de MUT(H)OS convoquent avec tendresse et dérision une pléiade de figures mythologiques et leurs quêtes tout aussi démesurées. Comme une ôde à l’imagination, à la création qui peut jaillir même de l’ennui le plus abyssal, MUT(H)OS nous invite à creuser au fond de soi pour transformer l’ennui en une foisonnante épopée où l’imaginaire, le rire, les passions et faiblesses humaines se disputent le premier rôle.
Qui n’a pas frémi un jour en entendant les châtiments éternels : Prométhée se faisant dévorer le foie chaque jour pour avoir désobéi aux Dieux ? Mais qui n’a pas eu envie, comme Pandore, d’ouvrir la porte vers quelque chose d’interdit ?
L’ensemble de ces mythes aborde des moments de faillite humaine. Ces instants où le trouble est si extrême que les personnages se retrouvent à outrepasser la loi des Hommes. C’est en ça que ces histoires enchâssées les unes aux autres deviennent passionnantes et nous concernent.
Jalousie, trahison, envie, bêtise, quête de pouvoir, amour toxique : que se passe-t-il quand on va trop loin ? Plonger dans un seul mythe n’aurait pas permis d’appréhender la complexité de l’âme humaine. En choisir un certain nombre permet de décortiquer les sentiments humains et de naviguer entre eux. Le caractère pluriel de ces histoires permet à chacun·e de s’identifier.
Mais faut-il être raconté dans l’éternité, à tout prix ? Oui, absolument. La vraie mort, c’est l’oubli.
Au début de MUT(H)OS, les comédiennes sont sans masque. Puis peu à peu, ils font leur entrée selon les personnages, les situations. Leur première apparition assume pleinement l’étrangeté du masque pour donner le code aux spectateur·ice·s et jouer avec l’étendue des possibles qu’offre sa plasticité. S’autoriser à faire des aller-retours entre masque et vraie peau, permet de rendre poreuses les frontières du vrai et du faux et amener le public à se perdre, à se reconnaître, et surtout à se laisser emporter dans une boucle sans fin, aux limites de la mythomanie et de la mythologie.
Nous souhaitons adresser ce spectacle au public à partir de 11 ans. Le début de l’adolescence est un temps de transformation corporelle et psychique constante. C’est une période de construction et d’affirmation de son identité. On s’invente, on se crée de toutes pièces puis on change de costume et c’est exactement les émotions que traversent les personnages des mythes que nous avons choisis. La tentation avec Orphée et Eurydice ou Pandore, le rejet avec Echo, le rapport à l’image avec Narcisse, ou le mythe de la virilité avec Jason, Thésée ou Persée, trouvent des résonances. Tous ces personnages nous hurlent leur furieux besoin d’exister et de trouver une place dans la communauté. N’est-ce pas là toutes les questions vacillantes de nos jeunes années ?
Julie Badoc et Maud Bouchat
Production Tréteaux de France - Centre dramatique national
Coproduction
Théâtre d’Angoulême - Scène nationale
NEST - CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est
Avec le soutien
Centre culturel Nelson Mandela, Pantin
Cité éducative d’Aubervilliers
Théâtre du Fil de l’eau, Pantin

Julie Badoc
Après une formation à l’Ecole Claude Mathieu, Julie joue dans Redis le me (spectacle musical sur Bourvil et Fernandel ) de Léonie Pingeot, Parcours de Santé (cabaret marionnettique) avec le Collectif La Moutonne, Le Musée de la femme (spectacle masqué) de Mariana Araoz, Victor ou les enfants au pouvoir de Léonie Pingeot et Les Petites Rapporteuses (spectacle musical sur les speakerines des années 60 ) de Léonie Pingeot. À l’écran on pu la voir dernièrement dans Aux animaux la guerre d’Alain Tasma, Vivre sans eux de Jacques Maillot, ou encore Jeux d’influence - Les combattantes de Jean-Xavier de Lestrade. Julie prête aussi régulièrement sa voix pour le dessin animé, la publicité et le jeu vidéo. Parallèlement elle co-fonde et chante dans La Norale (chorale de comédiens-chanteur).

Maud Bouchat

Lisa Garcia
Diplômée de l’École Claude Mathieu, Lisa Garcia joue et chante dans les comédies musicales de la Comédie Framboise, dans Un soir chez Renoir de Cliff Paillé, dans Mémoire de Filles d’Annie Ernaux mis en scène par Violette Campo. Très attirée par le travail clownesque, elle crée son seule en scène de clown Châtaigne et…Pic ! Châtaigne épique mis en scène par Isabelle Brochard.
Au sein de la Comédie Framboise, de la Cie de Théâtre Les pieds dans l'eau, de la Cie You're never walk alone et de la Cie Awa (à Mayotte), elle collabore artistiquement en tant que directrice d’acteur et assistante à la mise en scène. En 2024, elle se met au service du spectacle Je suis Gréco, mis en scène par Léonie Pingeot, au Théâtre du Rond Point et en tournée.

Jean-Philippe Boinot
Technicien son de formation, travaillant dans l’événementiel, la post-production, le spectacle vivant, Jean-Philippe apprécie diversifier les expériences professionnelles.
De façon spontanée, il se voit proposer une reprise de régie son et lumière d'un premier spectacle au sein des Tréteaux de France.
Un attrait pour la technique lumière se concrétise, et les projets successifs lui permettent de développer ses compétences dans ce domaine.
Ce parcours professionnel connaît une évolution exaltante grâce à une nouvelle étape, l'opportunité d'effectuer la création lumière du projet Mut(h)os et son aventure humaine fabuleuse.

Raphaël Barani
Raphaël Barani est diplômé de l’ENS Louis-Lumière et de l’Ecole internationale de cinéma de Cuba.
Il est créateur sonore, ainsi que régisseur général et régisseur son pour le spectacle vivant : Plexus Polaire (marionnette), Kobal’t (théâtre), Nuits de Joux, Benjamin Grain (cirque équestre).
Il est aussi auteur et réalisateur radio (RTBF, Radio Classique...) et pour des projets d'édition jeune public (Bayard Presse, Lito).

Fanny Papot
Fanny Papot est une artiste et scénographe diplômée des Arts Décoratifs de Paris. Son parcours artistique l’amène à collaborer avec diverses compagnies théâtrales, telles que DCA, Digital Samovar, Tzara, le Collectif IO. En parallèle, elle participe pendant plusieurs années à la création de décors monumentaux pour une grande maison de mode à Paris. Membre du collectif d’artistes Non-étoile, elle s’investit dans des projets pluridisciplinaires, affirmant ainsi sa volonté de se situer au croisement des arts vivants et des arts visuels.

Adélaïde Baylac-Domengetroy
Après une classe préparatoire en Arts Appliqués (LISAA Paris) et deux ans de formation et stages à ITM Paris où elle apprend le maquillage artistique, les FX ainsi que les bases de la coiffure, Adélaïde commence sa carrière de maquilleuse - coiffeuse en 2013, travaillant depuis sur les tournages ainsi qu’au théâtre.
En 2016, grâce à de nombreux projets et aux costumières professionnelles qui l'entourent, elle débute le métier de costumière et habilleuse de théâtre qu’elle exerce au sein de plusieurs compagnies, théâtres et CDN au sein de la région Nouvelle Aquitaine.
Elle rejoint en 2020 le collectif Champ Libre en tant qu’artiste plasticienne et performeuse, participant de fait à la vie et la gestion de leur lieu : l’Etoile Bleue (Fabrique culturelle et Artistique soutenue par la région Nouvelle Aquitaine), et devient régisseuse générale du Festival Champ Libre.

Flora Donars
Après des études de littérature et de théâtre, Flora se dirige vers la dramaturgie et la mise en scène. Elle écrit Brognardises (l’improbable cie), Juliette R (Cie Infini Dehors), Octavie, qu’elle met en scène (tournée en France, Suisse, Palestine et Roumanie) et Puga Pidam (Burkina Faso). Elle collabore avec Joël Dragutin, la Chaudronnerie des arts, Natacha Dubois, Jérémy Colas et participe à des créations en lien avec le territoire auprès de Diane Calma ou Vanille Fiaux. Elle s’intéresse aux formes hybrides mêlant musique, radio et théâtre (groupe Grande, col Pauvre Pêcheur, adaptation scénique du podcast Les baladeurs à la Gaité Lyrique). Diplômée en 2020 du Master de Création Littéraire de Paris 8, elle termine l’écriture de son premier roman et co-anime l’émission de radio Demain est annulé mêlant formes documentaires et fictions plurielles.